lundi 14 octobre 2013

Accident dans un jardin sableux.

Les passants regardent passés les « chapas », ces bus pourris qui transbahutent les habitants de Maputo, de leur maison à leur boulot. Quand les passants traversent la voie, c’est toujours avec un air de gibier traqué.

Un camion qui va livré de l’essence.

Les passants vont et viennent, les mains dans les poches.
« Même aux bêtes, on ne leur fait pas ça ! », dit quelqu’un fâche d’être comprimé comme jamais il ne l’a été. Pourtant, la majorité des passagers est conciliante, parfois même complètement passive quand un passager supplémentaire (un passant a qui soudainement prends l’envie de faire un tour), on ne sait comment, s’agrippe à ce que l’on peut déjà appelé un « tas ». 

Madame Boneca, elle, est seule dans sa jeep. Elle pourrait prendre quelqu’un mais c’est une idée qui ne lui vient pas à l’esprit.

Un bon chapa est un chapa vide. Il faut toujours jongler avec les horaires pour avoir une place assise.

Un Chapa vide ne reste jamais longtemps vide. 

Tiens, le camion citerne qui descend une cote.
Rapidement il se remplit.  

Et quand il est remplit, c’est toujours à ras bords. 
Le camion citerne lui aussi est remplit. Plein d’essence.


Ce chapa roule vite.
 Il roule trop vite et le chauffeur n’a aucune idée de la qualité des freins du chapa.
Ce camion citerne lui aussi il roule vite. 
Trop vite même. Et pourtant ce n’est pas Schumacher au volant !



L’explosion a eu lieu a 12.47 et a tué beaucoup de gens innocents. Toute la ville a entendu l’explosion. Certains ont cru que c’était un comice présidentiel. Il n’y a pas de comice présidentiel de cette intensité, ce n’est juste pas possible.

« Pas de comice présidentiel de cette intensité ! », répètent les passants.

Tout cela bien sur a eut lieu dans ce jardin sableux juste avant la tombée de la nuit. 
N’empêche, une explosion dans ce lieu, ce n’est jamais rigolo car ensuite et avant d'aller au dodo il faut ramasser les morceaux.


dimanche 13 octobre 2013

Pétroglyphe la girafe - Petroglyph the giraffe

Une petite demi heure pour réaliser  Pétroglyphe la girafe car avant que la pluie ne tombe, il faut se dépêcher. Une fois de plus, en me limitant à des formes simples et a cause de la rondeur des mangues, elle fini par ressembler aux girafes de Mordillo. La prochaine fois, j’essaierais de pencher plus vers Paul Klee ou Picasso. Matériel : mangues vertes, charbon de bois, carottes, oranges, tomates et morceaux de bois, le tout sur un sol sableux.
In a hurry before the rain falls, it took me half an hour to realize Petroglyph the giraffe. Once again, limiting myself to simple shapes. Because of the roundness of mangoes, it ended up looking like the giraffes made by Argentinian illustrator Mordillo. Next time, I'll try to lean more toward Paul Klee and Picasso. Material: green mangoes, charcoal, carrots, oranges, tomatoes and some pieces of wood, all on a sandy ground.