vendredi 13 mars 2015

Futilité - Futility

Guine bissau
Um artista a beira da estrada entre Bambadinca e Nhacra.
Com o amigo Zé em Dili, Timor leste.
Comprar peixes para os meus estudantes em Neves, São Tomé

Foto do Pedro Macedo, para Catalivros.
Ateliê Vozes de Nos no Parque Popular, São Tomé
Na residência do antigo Governador e do presente Presidente,  Trindade, São Tomé
Com o Lindo, professor de dança, na Okutiuka no Huambo, Angola.
Com os meninos do centro Forum Comunicação e Juventude, Dili, Timor leste.

Zup, adoro atirar meninos nas ondas do mar!
Serão com alunos meus na casa da família dos irmãos Tomé e Engrácio Coelho em São Tomé.
Assomada, ilha de Santiago. Com a minha colega Shadra Strickland e um grupo de batuquadeiras.
On s'amuse comme on peut et parfois avec pas grand chose.
Bairro de Tira- Chapéu, Ilha de Santiago, Cabo Verde, onde recuperamos os pratos de plásticos para tirar o rosto de todos os meninos dentro dum mapa de África.
Praia de Santana em São Tomé. com uma Palaié amiga.


Com o Pierre Pratt em Aljustrel num convite da nossa amiga Maria Ana Pereira
Experimentando a dureza das pedras com o Pierre Pratt e o Richard Câmara (Obrigado Cristina Falcão pela foto).
J'adore les caresses!
Na Matola com uma parte da família, sogro e filho incluído.
Bissau, com o Ditobuahn (na esquerda), um dos mais talentosos jovens desenhador guineense que eu conheço.

Maison

Toujours les gens me demandent d’où je viens et où je vis?
Ma demeure, dont la plupart des pièces sont tapissées de livres ou bien de simples bouteilles de vins, fut construite au fond d’un bois par l’un de mes deux fils, celui qui a pris le prénom du dernier charpentier.
L’espace est sans fenêtres mais les fentes dans les murs sont suffisantes pour aérer l’ensemble et laisser passer les oiseaux pilleurs qui aiment à nettoyer la table des mies de pain qui y trainent après chaque repas. Allez zou les enfants ! Chez nous, bien manger est un devoir autant qu’un plaisir, mais laisser un petit quelque chose sur le bord de l’assiette est une invite à l’autre, celui ou celle qui panse ses plaies, quelque part sur le chemin. Gente plumée qui s’égaillent autour de nous, ces petits riens sont aussi pour vous.
Une porte à l’arrière de la maison mène vers les bois et le paradis de l’enfance.
On me demande combien d’enfants j’ai. Combien ? Et bien, quelle importance si j’en ai quatre et que je les aime tous les quatre ! Le cinquième, sans doute, est en route, et je ne sais même pas si je serais présent le jour ou ces jeunes poumons brûleront  l’air que nous respirons. Je serais mort ou bien ailleurs.
On me demande aussi mon âge.  Mon sang jamais ne sait et puis quelle importance si autour du soleil j’ai déjà tourné cinquante fois ? Je me dis toujours que c’est en dansant que nous devrions tous passer ce temps si bref qui nous est imparti. Seulement en dansant. Chacun ses défauts ; tituber m’est plus familier. En tout,  c’est une leçon que je n’ai eu aucun mal à apprendre. Pas de quoi être fier pour sûr. Mais, qui voudrait se faire éjecter comme un moins que rien au milieu d’une danse par une belle fille de São Filipe de l’Île de Fogo ? Pas moi en tout cas. Et pourtant… 
Les questions je ne les aime pas et de loin je préfère une bonne histoire. Vraie ou fausse, peu importe du moment qu’elle soit directe et bien torchée.
Ah, donnez moi un peu à boire ! Voilà, merci, c’est gentil. Le Verbe n’aime pas quand la langue fléchie ou butte comme un couillon à la moindre virgule.
C’est bon, n’est-ce pas ! Et puis d’ici, pour peu qu’on est bien les yeux en face des trous et que le soleil ne nous brûle pas les yeux, on peut dire que, oui tiens, le paysage à des détails croustillants. Cette fille au loin, par exemple, qui même avec de l’eau en-dessous des genoux pense qu’elle va se noyer. Et ce gars à a coté avec ses bras ballants et inutiles…
Je n’ai pas de religion, je ne crois dur qu’aux cailloux. À la terre aussi. La terre.
Elle ne m’a jamais quittée, ni moi non plus d’ailleurs. Pourquoi le ferais-je ? Ce n’est pas mon truc d’aller me la péter dans l’exosphère.  Mes meilleurs amis sont ici, éparpillés, la plupart ont leur maisonnée dans des petits pays, allez savoir pourquoi. Parfois on se rencontre. Parfois non. Quand je ne les rencontre pas, je meurs un peu, mordillé par la nostalgie. Eux aussi j’imagine.
On titube, tous que nous sommes. Ils y en a même qui tombent, s’écrabouillent le nez. Les polonais jamais !
Ami, reste encore un peu avec moi. Laisse la lumière jouer sur nos doigts qui déjà aspirent à ce que l’on ouvre une autre bouteille, regarde je mets Grog tá kaba sur le platine. Dansons un peu, veux-tu ? Les jours ont rallongés, n’aie crainte, tu ne te perdras pas sur le chemin du retour. Ta mère sait Ô combien tu n ‘aimes pas les lignes droites, pour sûr elle va se faire du mouron, mais après quelques heures, crois moi bien, elle dormira comme les autres.
Sur chacun de mes doigts j’ai mis une bague de papier. Cinq doigts, cinq vies, c’est ce que j’ai eu jusqu'à présent. Il m’est arrivé de désirer la mort. La mort on la désire quand on est vraiment heureux ou alors complètement con. Quelle perte de temps, d’être con quand on a la possibilité d’être heureux ! Tu sais, être heureux ne tiens qu’a nous, toujours.
Les continents ne sont jamais heureux pas plus que les grands pays  qui régulièrement  développent une sorte de pathologie dermatologique ; la Poutine maladie par exemple.
Les petits pays coincés entre deux grands pays développent un certain humour en plus de produire des bières de qualités.  Les pays qui n’existent pas n’existent pas mais sont rêvés par quelques uns. Ceux qui n’aiment pas les pays, ne rêvent pas d’en avoir un, et vagabondent de par le monde. Ils ne sont pas forcément heureux mais  continuent de rêver, surtout après deux heures du matin, quand bien fatigués et après mille circonvolutions, ils ont rincés et mouillés les deux draps légers qui les couvrent.
Ah ! Ti Jon Poca! Je n’aime tellement pas les emmerdeurs !
Et je suis tellement de mauvaise foi. Et j’aime tellement être de mauvaise foi !
Fille de Fogo, pourquoi me laisses-tu seul sur le bord de la piste ? Regardes-moi, je aussi pétaradant que ton volcan, aussi bouillant que le plus mal foutu des jeunes taureaux qui arpentent ton île, deux pieds plus courts que les deux autres.
Ce soir, après être passer à coté du cimetière  qui surplombe l’Atlantique  et bien avant d’entrer dans les eaux froides pour rejoindre la paisible Brava, je me frotterais la couenne sur le sable noir tout en pensant à toi et à tout ce qui fait ma vie.
Pour Mathilde, René, Hilla, Léos et le lieu-dit La Madelon, un des champs de mon enfance.

mercredi 11 mars 2015

Ateliê de Dança contemporânea - Contemporary dance workshop

Coming pretty soon, workshops for kids based on children's books I wrote and/or illustrated will be organized by a dance company from Lisbon, Portugal leaded by Mario Afonso. If I was 10, I know what I'll do!
Para quem tem crianças e vive em Lisboa, aconselho esse ateliê de dança contemporânea baseado no livro A Cor Instável (texto do Cotrim com desenhos meus) e promovido pelo dançarino Mário Afonso e a associação cultural Carta Branca. Do que percebi haverá outros ateliês baseados, eles também, noutros livros. Quem me dera ter 10 anos! Ah mãe!

jeudi 26 février 2015

Neige

« Toutes ses nations sont braves ; on voit souvent des habitants de ces contrées attendre de pied ferme des ours affamés qui viennent fondre sur eux : il y en a même qui n’ayant d’autre arme qu’un couteau, vont à la chasse de ces animaux, au risque d’être égorgés et déchirés, comme cela arrive souvent. J’ai fait graver, d’après un relief qui m’a été donné par le grand bailli de Bergues un combat de cette espèce d’un homme contre un ours. » in Yves-Joseph de Kerguelen de Trémarec, Relation d’un voyage dans la mer du Nord, Paris, Prault, 1771).

Un bon mois de Neige.
Je rêve de mangues
… et d'un bon lit de paille.

mardi 3 février 2015

Lecture at DCAD - Wilmington, Delaware

February 10th, invited by Alexi Natchev, Illustrator and Chair of the Illustration Department of the Delaware College of Art and Design (DCAD), I’ll do give do a presentation of my work. Be present!

samedi 17 janvier 2015

P'tite pause au Botswana - Micro Botswana break

Ah, si j’n’avais pas un pied cassé, je me lancerais de suite sur la piste en terre battue pour danser sur ce Kgomo Ya Metsi dont je ne pige pas un traitre mot!

Illustration for Granta Magazine.

L’hiver, il faut choisir

L’hiver, il faut choisir...

...rester coincé entre un ours et une marmotte,
Et puis mourir,
Ou bien se réchauffer les bourses et la motte,
et continuer a vivre.

Tout est affaire d’équilibre.

"As Gémeas" Serigrafia - "Twins" Silkscreen - "Les jumelles" Sérigraphie

Il me reste quelques exemplaires de: "Les jumelles", sérigraphie produite en 2005 par le CPS - Centre portugais de sérigraphie. Dimension 50 x 70 cm. Pour ceux qui souhaitent s’offrir ce petit bijou, n'hésitez pas à me contacter pour négocier un prix abordable.
still have a few copies of: "The twins", a silkscreen produced in 2005 by the CPS - Portuguese Centre of Silkscreen. Dimension 50 x 70 cm. Feel free to contact me if you are interested. We can negotiate an affordable price.
Ainda ficaram alguns exemplares de "As Gémeas", serigrafia produzida pelo CPS - Centro Português de Serigrafia, em 2005. Dimensão do Suporte: 50 x 70 cm. Para quem esta interessado, faz favor contactar-me. Podemos negociar um preço amigável.